En quète de vérité ...
Ou comme dirait ma maman :

"Mais qu'est-ce que t'as encore fait comme conneries !?!"


L'histoire que raconte cette page est illustrée par des photos.
Pour garder un semblant de suspens, cetaines ne sont visibles qu'en cliquant sur les liens.
Mais toutes sont visibles en grand format au travers des liens.


A/ Il était une fois ...

Il était une fois,
au bord de la mer,
un petit garçon turbulent.

Était-ce à cause du soleil, qui dardait ses rayons chaque été ?
Était-ce à cause de la glace, qui recouvrait tout chaque hiver ?


Nul ne le savait.

Ce petit garçon s'appelait Lucas.
C'est un nom très commun de nos jours. Mais ses parents aimaient ce prénom.
Alors ils le lui donnèrent quand même, avec tout l'amour que pouvaient contenir leurs deux coeurs.

C'est dire s'ils l'aimaient, ce petit garçon turbulent.

Cette histoire commence par une belle journée d'été, alors que le soleil était à son zénith.
Le petit garçon eut une idée !
Ce genre de chose arrivait souvent à son papa, lorsque celui-ci était petit.
Le frère de son papa s'en souvient, encore aujourd'hui :
« C'est bien simple, ... » disait-il.
« ... à chaque fois qu'il avait une idée, il s'écriait 'J'ai une idée !!!', et j'avais pris l'habitude de disparaître le plus vite possible, hors de portée ! »
Et il ajoutait : « L'instinct de survie, peut-être. »

Le petit Lucas, donc, sentit soudain monter en lui le désir de « Vérité ».
Il se sentait appelé à une Noble Quête.
Il aspirait à conquérir le Savoir Ultime, celui que son papa tenait caché.
C'était forcément intéressant, puisque c'était caché.
Logique !

B/ A l'aventure compagnon ...

Il déserta son espace de jeux favoris, et se dirigea d'un pas ferme et assuré vers les contrées interdites.

Sa longue journée débuta tranquillement. Il avançait cahin-caha, d'un pas nonchalant.
Et c'est à ce moment qu'il rencontra son premier obstacle : Les deux « 
Gardiens Maudits ».
Il fallait bien une malédiction pour sentir aussi mauvais !
Le combat fut bref mais farouche.
« Hé hé ! Je suis le plus fort du monde entier ! » se dit-il en lui-même.

C/ Le premier indice

Donc, après les avoir vaincus tous les deux, il put enfin cueillir le fruit de ses efforts, son premier Trésor !
C'était un paquet mou et il allait enfin pouvoir découvrir ce qu'il contenait.
C'était très certainement un précieux indice dans sa valeureuse quête, le premier d'une longue liste.
Ce paquet, entouré d'un linceul noir, trônait depuis toujours, arrogant, sur une des étagères interdites, d'un meuble interdit, situé au coeur des contrées interdites.
« C'est fou ce qu'il y a comme choses interdites dans la vie d'un enfant ! » se dit-il.

L'excitation était à son comble, ça sentait bon les pièces d'or et les insignes maudits.

« Ah ben flûte alors ! C'est rien qu'un
chapeau. »
La déception était bien grande, mais il ne se laissa pas décourager pour autant.

Il savait qu'un indice ne pouvait suffire à dévoiler entièrement un secret.
Il allait lui falloir continuer.

D/ Le deuxième indice

C'est alors que son regard se posa sur un objet d'aspect massif.
Cela semblait être une sorte d'urne opaque. Elle était à moitié vide.
« Mais que cela peut-il bien contenir ? »
Il avait souvent vu le maître des lieux la manipuler.
Elle était coiffée d'un bouchon en verre transparent en forme de tube avec à une extrémité, une forme de petit cube.
Des glyphes mystérieux en ornaient les 4 cotés.
Le premier était un simple carré rouge. Il faisait face à un autre symbole tout aussi simple : un coeur rouge.
Les deux autres étaient noirs et l'un d'eux avait 3 pétales, comme un trèfle.
Le dernier n'était vraiment pas beau. Il inspirait la peur à qui le regardait. Il était tout pointu et devait piquer très fort.
A cette idée, le petit Lucas fut parcouru de frissons et il réprima une larme.
Non, vraiment, cette aventure n'était pas aussi passionnante que prévu.
Mais bon, la récompense devait forcément être à la hauteur des efforts fournis.
Et face à la jarre ... il pris une résolution : il devait goutter au précieux liquide.
Oh, pas beaucoup ! Juste pour savoir, quoi.
En ôtant le bouchon, il s'aperçut que c'était une sorte de liquide jaune qui sentait très fort.
« Tiens ! »
« C'est bizarre ! »
La dernière fois qu'il avait vu ce truc, ça avait une couleur très claire, au contraire ... Ceux qui en buvaient en avaient même un verre plein !
Il approcha sa bouche du goulot et ... hop !
Il en but une grosse gorgée !
« Quelle horreur ! »
« Mais quel est ce poison maudit ? »
Il lui fallut ensuite une bonne minute pour reprendre ses esprits.
Le breuvage n'était peut-être pas destiné à être ingéré pur ... Il allait falloir tirer ça au clair, mais pas tout de suite.
Après quelques minutes de repos bien mérité, il décida de se remettre en route.
Mais le sol commença alors à trembler.
« Malédiction ! »
« Je suis repéré ! »
...
Et puis rien.
Non, rien.
...
S'asseoir par terre et dormir un peu suffirent à faire tout s'arrêter.

« Bof ! On verra bien ! »
Il décida donc de continuer, laissant derrière lui
l'étrange flasque au liquide précieux.

E/ Le troisième indice, ou la vérité enfin dévoilée

Il fit encore quelques tours dans la pièce, puis se fixa devant une immense bibliothèque.
Le genre d'édifice qu'on n'a pas envie d'escalader.
Mais le petit Lucas est hardi !
Et faisant fit de sa peur ancestrale du vide, il grimpa, une à une, les étagères !
Après plusieurs heures d'efforts, de lutte, de dépassement de soi, il arriva enfin à son but.
Mais lequel choisir, ils étaient si nombreux !

Il en prit un au hasard.
Il le feuilleta, puis le reposa sur l'étagère, en choisissant un autre.

Après quelques essais malheureux, il tomba sur un gros volume plein de poussière et aux pages jaunies !
« Excalibur ! » s'écria-t-il.
La couverture en était gravée et sur le devant on pouvait lire « 
Bréviaire ».
« Ah ça c'est sûr, c'est celui que je cherche ! »

La descente fut plus rapide que la montée.

Et put enfin commencer le déchiffrage du
grimoire. Car c'en était un !

L'ouvrage était à double sens.
Il était imprimé dans un sens sur le recto des pages et manuscrit dans l'autre sens sur leur verso.

Les imprimés étaient essentiellement sous forme de
chansons.
« Ou peut-être sont-ce des
psaumes. »
De toute façon, chansons ou psaumes, ils semblaient tous traiter de sujets plus ou moins similaires.
Certains traitaient de
dieux grecs et romains, d'autre d'hôpitaux, d'autres encore d'échanges culturels avec une métropole étrangère, mais le tout formait clairement un ouvrage assez détaillé sur tout ce qui peut se rapporter aux 'rapports humains'.

Les partie manuscrites, par contre, étaient diverses et sans commun rapport les unes avec les autres. Essentiellement composées de messages personnels, adjointes de séries de chiffres, elles étaient toutes signées par leurs auteurs, encore que les signatures semblaient être plutôt des noms de code.

Et puis vînt le moment tant attendu !
La page qui venait de se découvrir offrait aux regards quelques lignes d'une vérité si pure, si forte, si ... vraie, qu'une larme d'émotion coula sur la joue du petit garçon turbulent.
Enfin, il savait !

(cliquer sur l'image)




FIN